Comment fonctionne un put protecteur ?

Vous détenez 100 actions et achetez un put sur la même action ; une option standard sur action américaine porte sur 100 actions. Si l’action passe sous le strike, le put prend de la valeur et compense la perte sur les titres : votre perte s’arrête au strike, plus la prime payée. Si l’action monte, le put expire sans valeur et vous gardez le gain, moins la prime.

Voyez-le comme une assurance avec franchise. La prime est le prix du contrat ; l’écart entre votre prix d’achat et le strike est la franchise que vous gardez à votre charge. Les bases du put sont dans call et put, et les autres combinaisons dans les stratégies d’options.

Put protecteur (protective put)
Des actions détenues plus un put acheté par tranche de 100 actions sur la même action. Il limite la perte sous le strike pendant la durée de vie du put.
Plancher
La valeur la plus basse que votre position peut atteindre avant l’échéance : le strike, moins la prime payée.

Exemple de put protecteur : perte maximale, point mort et coût

Hypothèse : vous achetez 100 actions à 50 $ et un put à 90 jours de strike 45 $ pour 1,00 $, soit 100 $.

À l’échéance, à 35 $, les actions perdent 1 500 $ et le put vaut 1 000 $ : vous perdez 600 $ après la prime. À 45 $, le put expire sans valeur : −500 $ sur les actions et −100 $ de prime, encore −600 $. À 60 $, vous gagnez 1 000 $ sur les actions moins 100 $, soit +900 $. Sans le put, le cas à 35 $ aurait coûté 1 500 $. Les formules, par action puis multipliées par 100 :

  • Perte max. = coût de l’action − strike + prime = 50 − 45 + 1 = 6 $, soit 600 $, n’importe où sous 45 $
  • Point mort = coût de l’action + prime = 51 $
  • Hausse : illimitée, moins la prime de 1,00 $
  • Coût de la protection : 1,00 $ sur une action à 50 $, soit 2 % pour 90 jours

Comment choisir le strike et l’échéance

Le strike fixe le plancher et la prime fixe le prix. Un put à la monnaie coûte le plus cher et ne laisse presque aucune franchise ; un strike plus bas coûte moins mais vous laisse perdre davantage avant que la protection ne joue. Le dessin compare trois puts à 90 jours sur la même action à 50 $ (prix hypothétiques) : strike 50 $ pour 3,00 $, perte max. 3,00 $ par action ; 47,50 $ pour 1,80 $, perte max. 4,30 $ ; 45 $ pour 1,00 $, perte max. 6,00 $.

Une échéance plus lointaine coûte plus au total mais moins par mois, car la valeur temps fond plus vite dans les dernières semaines ; voir le thêta dans les grecques des options. Les primes montent aussi avec la volatilité implicite : une protection achetée après une forte baisse ou juste avant des résultats coûte cher. Le choix du strike en général est traité dans comment choisir le strike.

Attention au coût récurrent : 2 % tous les 90 jours font environ 8 % par an si vous renouvelez sans cesse, de quoi absorber une bonne part du rendement d’une action. C’est pourquoi beaucoup d’investisseurs achètent des puts autour de risques précis plutôt qu’en permanence.

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Un graphique en barres empilées dessiné à la main pour 100 actions achetées 50 $ et des puts à 90 jours (hypothèse). Pour chaque strike, une partie grise hachurée montre l’écart jusqu’au strike et une partie rouge la prime ; le chiffre du haut est la perte max. par action : strike 50 $, prime seule de 3,00 $ = 3,00 $ ; strike 47,50 $, 2,50 $ + 1,80 $ = 4,30 $ ; strike 45 $, 5,00 $ + 1,00 $ = 6,00 $. Note : protection moins chère = plancher plus bas.

Put protecteur ou stop loss : que se passe-t-il en cas de gap ?

Un ordre stop loss ne coûte rien tant qu’il n’est pas déclenché, mais ce n’est pas un plancher de prix. Une fois déclenché, il devient un ordre au marché : si l’action ouvre bien sous votre stop après une mauvaise nouvelle, vous êtes exécuté près de l’ouverture. Le put n’a pas ce risque de gap : jusqu’à l’échéance, vous pouvez vendre au strike, quel que soit le cours d’ouverture.

Hypothèse : l’action clôture à 50 $ et ouvre à 40 $ après une nouvelle tombée dans la nuit. Un stop à 45 $ est exécuté vers 40 $, soit une perte d’environ 10 $ par action. Avec le put de strike 45 $, vous perdez 5 $ par action jusqu’au strike plus la prime de 1 $ : 6 $. En contrepartie, le put coûte de l’argent à chaque fois et expire, alors que le stop est gratuit et reste en place jusqu’à ce que vous l’annuliez.

Beaucoup de traders combinent les deux : un stop pour les jours ordinaires, un put pour traverser des événements connus. Plus de détails dans stop loss et take profit et dans la stratégie de trading des gaps.

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Deux graphiques en bougies dessinés à la main pour la même action qui clôture à 50 $ et ouvre vers 40 $ après un gap de nuit. À gauche, ordre stop à 45 $ : une ligne rouge pointillée à 45 $ et une croix rouge à l’ouverture vers 40 $, perte ≈ 10 $ par action, 40 $ − 50 $ = −10 $. À droite, put de strike 45 $ : un épais plancher vert à 45 $ et une flèche qui monte des bougies basses jusqu’à lui, vend à 45 $ malgré tout, perte 6 $ par action, prime comprise, 45 $ − 50 $ − 1 $ = −6 $.

Le collar : une protection moins chère avec une hausse plafonnée

Le collar ajoute une jambe : vous vendez un call couvert au-dessus du cours pour financer le put. Hypothèse : avec l’action à 50 $, vous achetez le put à 90 jours de strike 45 $ pour 1,00 $ et vendez le call à 90 jours de strike 55 $ pour 1,20 $, soit un crédit net de 0,20 $. Votre perte est plafonnée à 4,80 $ par action et votre gain à 5,20 $. La protection ne coûte rien au départ, mais vous renoncez à toute hausse au-delà de 55 $, et vos actions peuvent être appelées à ce strike.